Un après-midi de juin, près de Gardanne, une équipe de trois poseurs isolait les combles perdus d’une maison des années soixante-dix. Sous la toiture, la température dépassait quarante degrés.
Le plus jeune, arrivé dans l’entreprise deux mois plus tôt, travaillait depuis le matin avec une combinaison et un masque. Il a commencé à tituber, puis s’est assis sur une solive en disant qu’il avait la tête qui tournait. Son chef d’équipe, formé au secourisme du travail, l’a fait descendre aussitôt, installé à l’ombre, débarrassé de sa combinaison, rafraîchi avec de l’eau et a appelé le 15, qui a envoyé une équipe. Diagnostic : début de coup de chaleur. Le jeune poseur a été hospitalisé quelques heures, puis il est rentré chez lui.
Les combles, un environnement de travail difficile
L’isolation des combles et des toitures fait partie des travaux de rénovation énergétique les plus courants. C’est aussi un environnement de travail particulièrement exigeant. Les poseurs évoluent dans des espaces bas et encombrés, souvent en position accroupie ou à genoux, sur des solives étroites entre lesquelles le plafond en plaques de plâtre ne supporte pas le poids d’une personne. Ils manipulent des rouleaux et des panneaux d’isolant, parfois des machines de soufflage, et portent des protections qui augmentent la sensation de chaleur.
En Provence, la chaleur sous les tuiles devient vite extrême dès le printemps. Le risque de malaise, de déshydratation et de coup de chaleur s’ajoute à celui de la chute à travers un plafond, des coupures avec les outils de découpe et des irritations liées aux fibres d’isolant.
Les accidents les plus fréquents
Sur ce type de chantier, plusieurs situations reviennent régulièrement. La chute à travers le plafond, quand un pied glisse d’une solive, peut provoquer des blessures graves. La chute depuis une échelle ou une trappe d’accès est elle aussi courante. Les coupures au cutter ou à la scie à isolant peuvent saigner beaucoup. Et le malaise lié à la chaleur, insidieux, frappe souvent en fin de matinée ou en début d’après-midi.
Dans tous ces cas, les secours mettent un certain temps à arriver, surtout pour un chantier situé dans un lotissement ou un village autour de Gardanne. Les premières minutes reposent sur les collègues présents.
Le sauveteur secouriste du travail sur le chantier
Le sauveteur secouriste du travail est formé selon un référentiel national défini par l’INRS. Il apprend d’abord à protéger : sécuriser la zone, éviter qu’un collègue chute à son tour en voulant porter secours. Il apprend ensuite à examiner la victime, à faire alerter les secours avec un message précis, puis à pratiquer les gestes adaptés : refroidir une personne victime de la chaleur, comprimer une hémorragie, prendre en charge une victime qui a chuté sans la déplacer inutilement, placer une personne inconsciente qui respire en position latérale de sécurité, masser et utiliser un défibrillateur.
Le sauveteur joue aussi un rôle de prévention. Il repère un collègue qui montre les premiers signes de fatigue liée à la chaleur, rappelle de boire régulièrement et signale une trappe d’accès dangereuse.
Une formation SST à Gardanne, en intra
Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, propose la formation SST à Gardanne uniquement en intra, dans vos locaux ou votre dépôt. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.
Le formateur adapte les mises en situation aux réalités des chantiers de toiture : malaise sous les combles, chute à travers un plafond, coupure lors d’une découpe, accident sur une échelle. Il insiste sur l’alerte, qui doit permettre aux secours de trouver la maison et d’accéder à la victime, parfois coincée dans un espace étroit.
Pour une entreprise d’isolation, la période idéale se situe en fin d’hiver, avant les fortes chaleurs et le pic d’activité lié aux aides à la rénovation énergétique.
Organiser les chantiers pour limiter les risques
La formation s’accompagne de mesures simples. Commencez les chantiers de combles tôt le matin en été, prévoyez des pauses régulières à l’extérieur et de l’eau en quantité. Posez des planches de circulation sur les solives. Veillez à ce que chaque équipe compte au moins une personne formée, et qu’un salarié ne travaille jamais seul sous une toiture.
Le certificat expire au bout de vingt-quatre mois. Le recyclage, appelé MAC SST, entretient les gestes et prolonge la validité. Notez l’échéance de chacun et réglez une alerte six mois avant.
Le chef d’équipe de Gardanne a depuis obtenu que toute l’équipe soit formée. Il le répète à chaque nouvel arrivant : sous une toiture en été, la chaleur ne prévient pas, et savoir réagir vite, c’est protéger toute l’équipe.
Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en précisant le nombre de salariés et le type de chantiers.



